La fin des agences traditionnelles ?

11 décembre 2009

Le dernier billet de Michelle Blanc, consultante de renom en marketing web, rejoint directement l’essence même du blogue de Brise-Glace soit: devons nous, en 2009, suite à l’avènement des « nouvelles technologies » (terme fourre tout selon moi), repenser, revoir, remodeler, reconceptualiser les stratégies de communication et de marketing dirigées vers les entreprises et/ou les consommateurs ?

Mitigé je suis.

D’une part, je me dois de clarifier un élément sous forme de postulat à 5 cennes en admettant même que ce dernier m’est apparu évident lors d’un cours d’Enjeux du multimédia (CRM 140 pour les vétérans).

Ça va comme suit, selon moi, il n’y a ni anciennes, ni nouvelles technologies. Par le fait même, il n’y a ni mort subite d’agence traditionnelle, ni naissance divine d’agence « New Style ».

Cependant, force est de constater que les agences interactives (et celles qui le sont réellement) se penchant vraiment sur l’exploitation du Web 2.0 et des réseaux sociaux en général ont la cote ces jours-ci, et ce , même en période de récession (comme le spécifie Mme Blanc). Les Cloudraker et les Nurun de ce monde sont des entreprises qui créent des pièces tout à fait spéciales pour le Web, de véritables bijoux. Par exemple, le nouveau site Web du Massif de Charlevoix mis sur pied par Cloudraker … wow (http://www.lemassif.com).

Pour les grands joueurs que l’on connaît (LG2, Marketel, Bos, etc) le virage sera plutôt progressif puisque je soupçonne ces grandes organisations de disposer de gros comptes clients parfois gérés par des gens un peu plus vieux (vraiment sans haine aux 35 et plus) qui sont jusqu’à présent et pour diverses raisons, réticents aux nouvelles opportunités du Web. D’autant plus qu’aux yeux de ces gestionnaires de comptes du côté client, les stratégies web peuvent probablement ne représenter qu’une corde supplémentaire à leur présente enveloppe budgétaire annuelle. Statistiquement, selon l’Annuel des médias 2009 d’Infopresse, c’est dans les quotidiens imprimés, tous médias confondus, qu’on a le plus comptabilisé de revenus publicitaires l’an dernier au Québec. Preuve accablante que le sommet ne sera pas atteint de si tôt.

C’est donc à nous, futurs professionnels, de faire progresser l’éducation faite aux annonceurs concernant l’importance de plus en plus prépondérante d’une présence Web intelligente.

Tout ça pour dire qu’il faut ne pas demeurer passif et regarder la parade, mais d’un autre côté, à mon sens, il ne faut pas non plus crier la mort d’un type d’agence en particulier.

HF

  1. décembre 12, 2009

    Un bon exemple de ces  » nouvelles agences  » qui misent vraiment sur la force du Web et sur l’expérience que le consommateur y vit :

    http://www.carrotcreative.com/

  2. décembre 17, 2009

    Bonjour HF,

    Pour mon indiscrétion, dans quelle catégorie se situe Sid Lee selon toi?

    Note : Beau blog en passant. C’est l’fun de vous lire.

    - Martin Gauthier

  3. décembre 17, 2009

    Intéressant de se questionner sur le cas d’une agence en particulier.

    Dans la lignée de mon commentaire précédent, j’aurais tendance à classer Sid Lee dans le groupe des très importants joueurs (top 3) qui devront progressivement s’adapter à la hausse significative des argents publicitaires dépensés en ligne.

    Donc comme mon postulat à 5 cennes l’indique, il n’y aura ni mort subite des agences de publicité traditionnelle ni naissance divine d’un type d’entreprise révolutionnaire. Il faudra demeurer dans une constante mutation. Mutation qui doit être profitable à l’entreprise (et non au sens « désorganisation » de celle-ci).

    Cependant, Sid Lee, pour ce qui est de son ADN corporative, est à mon avis en avance sur la concurrence avec son blogue Sid Lee Collective. Aucune autre agence de Montréal ne met autant de l’avant la créativité qui déborde du contexte publicitaire. En d’autres terme, c’est bon pour l’essor et l’incubateur créatif de l’agence, mais aussi pour son image de marque !

    Merci de participer Monsieur Gauthier.

    Hugo Fournier
    Étudiant en communication marketing

  4. janvier 12, 2010

    Je suis convaincue, et je fais malheureusement des plus vieux du merveilleux monde de la pub, que les réseaux sociaux sont devenus essentiels aux plans de communications. Toutefois, il ne faut pas s’imaginer que les résultats seront instantanés, en plaçant une annonce dans Facebook. Il doit y avoir une ligne directrice, pour tout bon produit ou service, tracée par un stratège. Ce sont encore des humains qui créent, qui s’adressent aux gens, qui les touchent, qui vendent. Comme Santé Canada a refait sa grille des 4 groupes alimentaires, il faudrait songer à revoir les cordes sensibles des Québécois. Juste pour voir si on est encore dedans !

  5. janvier 13, 2010

    Tout à fait d’accord avec vous, une offensive commerciale sur le Web se bâtit peu à peu, l’annonceur en question doit être patient et croire au développement de sa marque sur les réseaux.

    Ce qui est long, c’est bâtir la communauté d’utilisateurs autour de l’offensive commerciale. Parce que sur le Web, que ce soit au travers d’un blogue ou d’une Fan page sur Facebook par exemple, il faut d’abord réunir nos publics, les entretenir et échanger des idées avant de finalement, proposer le produit ou la promotion en question. Plus facile à dire qu’à faire. Il savoir être crédible, présent à 100 % pour les utilisateurs et être sur le bon réseau au bon moment.

    Toutefois ce qui est fantastique quand l’offensive fonctionne, il se produit un phénomène auquel rêve tous les annonceurs: les gens parlent entre eux de la marque et s’échangent les vidéos, images ou autres éléments que l’annonceur a rendu public sur les réseaux. En fait, c’est tout l’inverse du spot de 30 secondes standard.

    Merci de participer Lumika !

    HF

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