Message aux gens du marketing chez Labatt

16 janvier 2010

La visite du site Web de la Brasserie Labatt m’a poussé à m’interroger sur l’efficacité de ce dernier par rapport à l’identité Web des autres brasseries œuvrant au Québec. Advenant le cas que l’on considère une page d’accueil de compagnie efficace si le visuel global est accrocheur et que la navigation est facile et invitante, je classe l’espace Web corporatif de la brasserie Labatt à quelques années lumières de ses concurrents. On est en droit de se demander si les gestionnaires de la société ont navigué sur Internet depuis 2001 (année où leur site a probablement été mis en ligne).

La question à se poser est : Qui est le visiteur d’un site Web de brasserie ?

En premier lieu, les groupes d’individus me venant en tête se divisent en deux catégories principales. Il y a les travailleurs du domaine de la bière qui s’informent et veulent de l’information actuelle et technique. Il y a également le consommateur qui se questionne sur les produits offerts, les concours et les promotions. De l’ensemble de ces consommateurs, une forte proportion est représentée par les nouveaux consommateurs qui n’ont pas d’habitudes particulières de consommation.

Lequel des deux groupes d’individus que je viens d’identifier risque d’avoir la patience de naviguer sur le site pour trouver ce qu’il recherche exactement ?

Selon moi, le travailleur du domaine de la bière qui visite le site sait ce qu’il veut et le cherchera en tenant pas compte du temps qu’il prend pour naviguer. De l’autre côté, il y a le consommateur qui veut trouver immédiatement ce qu’il recherche. L’objectif premier de la page Web devrait donc être de capter l’attention du consommateur et ultimement, de la garder un temps maximal tout en générant le plus de clics possibles.

Critiquons maintenant le site préhistorique et archaïque du distributeur de la Budweiser. Après avoir entré son âge et sa province, on aboutit sur une page remplie de texte encadré de visuels très 1999 et d’onglets miniatures. Aucune emphase sur quoi que ce soit, aucun élément attirant, aucun axe directeur. En cliquant sur la section « Nouvelles », on est en mesure d’être informé sur les éléments majeurs de 2007. On a parlé de « Nouvelles » ? Advenant qu’on clique plutôt sur l’onglet « Marques de Labatt », on est accueilli par un texte inutile, aucun visuel de la marque et aucune description des produits. Il est donc possible de tirer la conclusion que ce site Web ne satisfait ni le consommateur, ni le travailleur du domaine.

Prenez le temps de visiter les sites Web corporatifs des autres brasseries. Molson, le principal concurrent de Labatt, offre un accueil beaucoup plus accrocheur et par le fait même plus invitant. Chaque marque est représentée et la navigation est facile. Idem du côté de Sleeman, de Boréale et de McAuslan.

Comment expliquer la faiblesse du site de Labatt ?

Il n’y a pas vraiment d’excuses valables parce que la compagnie devrait au moins s’assurer d’être à la hauteur en comparaison avec ses concurrents. Néanmoins, la raison qui me vient à l’esprit en premier lieu est le fait que Labatt appartient à ABInbev, le plus important groupe de brasseurs sur la planète. L’investissement Web semble avoir été fait entièrement sur le site du groupe propriétaire de la brasserie Labatt. Bien qu’il soit anglophone, le site de  ABInbev répond aux critères d’efficacité mentionnés précédemment.

Toutefois, le consommateur est-il conscient de l’appartenance de Labatt à ABInbev ? Pas du tout. Le consommateur moyen québécois parle-t-il nécessairement anglais? Encore moins. Jamais ce dernier aboutira sur le site corporatif d’un groupe belge que personne connaît.

Message aux gens du marketing chez Labatt

Je vous informe que nous sommes aujourd’hui en 2010 ! Dans un marché aussi compétitif que celui de la bière, il est inacceptable de négliger votre identité numérique corporative. Par les temps qui courent, le réflexe Google est répandu chez presque toutes les générations de consommateurs. Négliger cette section de vos actions de communications-marketing vous donne un sérieux handicap par rapport aux concurrents.

JPM

http://www.labatt.com/

http://www.molsoncoorscanada.com/

http://www.sleeman.com/fr/

http://www.mcauslan.com/

http://www.boreale.qc.ca/

http://www.ab-inbev.com/

2 réponses
  1. Amélie permalink
    janvier 16, 2010

    Tu as tout à fait raison JP. D’ailleurs, je pense que tu devrais distribuer une copie de cet article via le courrier interne de l’entreprise….

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