Formation VS Multidisciplinarité

30 mars 2010

Voici un témoignage proposé au blog Et Demain? initié par les les Éditions Infopresse. Le blog recueille l’avis de plusieurs professionnels quant à l’avenir de l’industrie. Au-delà des changements qu’elle suibira, nous pensons que l’avenir de cette industrie passe avant tout par nous, la relève !

En 2010 et pour l’avenir, devenir un professionnel compétent de la communication marketing représente un réel défi. À l’aube de recevoir nos preuves de bacheliers, l’incertitude et le désir de changer le monde nous grugent simultanément.

Sans vouloir déplaire aux institutions universitaires qui nous ont accueillis il y a trois ans, ce métier ne s’apprend pas sur les bancs d’école. Certes la théorie installe des fondations essentielles, mais la fougue, l’intérêt, la passion et la pensée (thinking) « communication marketing intégrée » sont des éléments qui se développent ailleurs que dans les salles de cours. Évidemment, les fameux 4 P, les FFOM d’une marque, les cartes perceptuelles et les sections obligatoires d’un plan de communication représentent quelques uns des incontournables de la théorie. Sans vouloir dénigrer la formation reçue au cours des trois dernières années, nous nous interrogeons.

  • Qui nous enseigne à utiliser Twitter à des fins commerciales ?
  • Qui nous apprend à bloguer pour renforcer une marque ?
  • Qui nous forme sur le développement d’une communauté autour d’un produit ?
  • Quel éditeur académique a publié le dernier livre sur l’utilisation des médias sociaux dans un contexte marketing ?
  • Y-a-t-il un cours à option sur le marketing viral ?
  • À quand Web 2.0 101 sur nos fiches de cours ?

 Un étudiant en génie civil reçoit une formation clairement détaillée prenant la forme de concepts concrets et applicables dans une réalité donnée. Un étudiant en communication marketing ou en communication reçoit des bases de concepts théoriques et doit prendre l’initiative de les approfondir ou non.

En franchissant prochainement le seuil d’un cabinet de relations publiques, d’une agence de publicité nationale, d’une firme de communication régionale, d’une boîte interactive ou encore d’une grande corporation, nous devrons être au préalable armés de diverses connaissances et de divers talents qui n’ont pas nécessairement été acquis à l’école. C’est la règle de la multidisciplinarité, plus vraie que jamais avec le développement effréné et l’intégration des moyens de communication. C’est d’ailleurs le respect de cette règle, selon notre perception d’étudiants, qui fait le succès des meilleurs joueurs de l’industrie.

Hugo

Guillaume

  1. avril 1, 2010

    Tout à fait vrai.
    Le programme universitaire nous donne certaines bases, mais je pense que le but ultime de l’enseignement c’est d’ouvrir nos horizons. Tout étudiant doit faire lui-même sa part à l’extérieur de ses études. La curiosité intellectuelle, c’est ce qui compte le plus.

    Je crois que ce qui peut sembler problématique à nos yeux pour l’instant pourrait se révéler être en fait une véritable opportunité. Je pense que c’est à nous, futurs marketeurs/communicateurs, de tenter de changer les choses. D’arriver dans les universités, de chambouler un peu le moule et de présenter du contenu pour de nouveaux cours.

    Pour être arrivée à la fin de mon bacc, j’en ai assez de la redondance (du fameux FFOM, des 4P, etc.). J’aurais eu besoin d’apprendre d’autres choses. Ces autres choses, je dois les compenser à les apprenant de façon autodidacte. Pour l’instant, je crois juste qu’il manque de personnes ressources dans le domaine. Bref, nous verrons ce que nous réserve le futur !!

  2. José Quiroz permalink
    avril 3, 2010

    Bravo pour le commentaire précédent et beau sujet!

    Ayant fait une formation multidisciplinaire en communications à l’Université par cummulatif de certificats, je me considère très chanceux d’avoir accumulé le baggage que j’ai en ce moment et ce n’était pas mon premier choix que d’avoir pris la voie des cummulatifs de certificats! Hé oui, j’ai voulu acceder au Baccléaureat en communications qui demandait dès lors une cote R des plus élevées que je n’avais pas; j’ai dû me contenter de rentrer au certificat, à l’époque je croyais faire une formation de seconde classe.

    Comme je me trompais!

    Je dis ça après avoir partagé mes expériences avec celles de deux bacheliers qui en arrachent à percer dans le milieu; à avoir de la crédibilité, à se démarquer, « trop théorique le baccléauréat; trop de formules », oui la théorie c’est important, parcontre, c’est un peu déconnecté de croire qu’ils vont sortir de l’Université et faire des communications stratégiques internes pour Hydro-Québec, la Ville de Montréal, Bell, STM, et j’en passe; quand la réalité est que ces emplois sont tenus par des boomers qui ont au moins 10 ans d’expérience dans le métier. Bref, le constat sommaire de nos discussions est le suivant: trop théorique le baccléauréat en communications, pas assez pratique pour être utile dans le marché du travail de nos jours.

    Je dois préciser que j’ai fait ce cheminement avant le phenomène Facebook, (dans le temps que Facebook était « cool » en Ontario), et Twitter, les médias sociaux se résumaient à ceux qui étaient fiers d’afficher leur page Myspace, c’était Youtube qui commençait à avoir la cote, on prévoyait qu’ Internet serait l’outil de choix des auditeurs de contenu audio-visuel dans 10 ans. Disons que ces prédictions ont été devancés d’au moins 7 ans.

    À l’époque (Je fais un Clotaire Rapaille de ma personne ici là, car ça fait pas si longtemps!), j’ai suivi mes cours de logiciels graphiques utilisant Illustrator 10, Photoshop 10; Flash c’était une application utilisée pour envoyer des animations jokes en courriel, les sites qui l’avaient étaient vus comme avant-gardistes. Ça fait trois ans que je ne suis plus étudiant régulier (à temps partiel!), et les choses ont grandement changé.

    J’ai dit plus tôt que j’étais fièr de ma formation et cheminement, je dois aussi dire à quel point j’ai dû m’informer et mettre ma formation à jour pour être compétitif dans le marché du travail. Médias sociaux, Adobe CS 4, marketing intégrant Twitter, création et maintien de page Facebook, ça s’enseigne pas aux bancs des Universités; du moins, pas il y a trois ans; j’ai suivi un cours de Publicié et Nouvelles technologies; pas de mention de Twitter, ni de Facebook là dedans. Myspace non plus! Faut dire que l’industrie évolue si vite, peut être le Web 2.0 à été intégré au plan de cours que j’ai suivi il y a 3 ans? Je vous le laisse savoir.

    Tâtant le marché du travail, je constate qu’il y a une soif grandissante pour la multidisciplinarité; le communicateur se doit absolument d’avoir maîtrise des outils web et graphiques de nos jours pour arriver à se démarquer.

    En conlcuant, je dis ceci aux nouveaux diplômés: Les plans de comm. c’est pas ça qui va décrocher un emploi, c’est l’image, le contenu graphique, c’est le Portfolio et les réalisations visuelles.

    Si vous êtes un peu comme moi, et vous voulez vous mettre à jour de manière autodidacte, suivez ce lien ci-bas; c’est des workshop en anglais, c’est très bien présenté par des gourus du métier et il y a un cours d’intégration web 2.0! Il est très pratique pour ceux qui n’y connaissent rien.

    http://www.lynda.com

    J’aimerais un jour, voir une intiative Québecoise de cours en ligne payants comme ceux là…

  3. avril 5, 2010

    La réponse à votre questionnement: la maîtrise en commerce électronique de l’UdeS

    Oui le Bac est théorique mais avec le recul je doit dire qu’il est essentiel, ce n’est pas parce que les médias sociaux arrivent dans le portrait qu’il faut jeter le bébé et l’eau du bain. Le cours de base sont les fondations sur lesquelles les autres nouveautés s’ajoute. Pour ce qui est des médias sociaux, ça ne s’apprend pas sur les banc d’école mais bien dans le réel.

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