Omertà et autres stratégies politiques

20 avril 2010

Mise en garde: Ceci n’est pas un manifeste politique. Je ne vise pas à prendre parti pour quelconque parti, mon but est plutôt de me questionner sur les stratégies utilisées par les partis politiques lorsque vient le temps de faire de relations publiques.

Je ne suis pas un fin analyste politique, loin de là. Je m’y intéresse de temps à autre, lorsque j’ai le temps. Je ne suis pas un relationniste d’expérience non plus. J’ai une base de ce qu’il faut faire et ne pas faire et comme futur professionnel des communications, j’observe ce qui semble fonctionner et ce qui semble être des erreurs.

C’est avec cet oeil que j’observe présentement le bras de fer entre l’ancien ministre Bellemare et M. Charest. Je me questionne beaucoup sur la stratégie du Premier Ministre. Une des connaissances que j’ai acquises lors de mon passage universitaire est que toute vérité finit par se faire savoir. Alors, pourquoi cette loi du silence? Je ne prononce pas en faveur de quiconque, mais il m’apparaît clair que cette tactique ne fait qu’alimenter les rumeurs, parce que c’est lorsqu’il y a un vide d’informations que celles-ci naissent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, selon La Presse, 59% des Québécois croient M. Bellemare contre 14% pour Charest. 

Ces stratégies semblent répandues dans l’appareil politique. Dernièrement, M. Harper a eu beaucoup de difficulté avec la démission forcée d’une de ses ministres. Malgré les demandes incessantes de l’opposition, on ne sait toujours pas pourquoi on a forcé la main de la dame. Contrairement au cas Bellemare, le Premier Ministre fédéral a réussi à plus ou moins passer cette affaire sous silence. Gageons que les séries de la Coupe Stanley ne lui ont pas nui. Le gouvernement conservateur est certainement le champion pour faire taire les faits. On n’a qu’à penser au cas des prisonniers afghans pour lequel nous avons eu droit à un demi-rapport (le reste était censuré).

Est-ce que ces tactiques fonctionnent? Pour citer Seth Godin (merci Alexandre) : «Product is marketing », est-ce qu’il faut penser que le « produit » ou plutôt ce que fait le gouvernement est si atroce pour que la seule solution soit de le nous cacher? Encore une fois, je ne veux pas prendre position contre un parti, mais il me semble que les stratégies politiques de relations publiques sont étranges, pour ne pas dire douteuses.

L’avenir nous éclairera certainement et nous dira si ces stratégies étaient les bonnes, mais de l’extérieur, j’ai mes réserves.

Guillaume

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