Un morceau de papier ne crée pas de la bonne pub

8 novembre 2010

Récemment j’ai eu un morceau de papier qui me proclame bachelier et prochainement j’en recevrai un autre me disant maître, mais que valent ces morceaux de papier dans notre industrie? En effet dans l’ère du 2.0 et bientôt du 3.0 que valent ces papiers? Nous n’avons qu’à discuter avec des professeurs pour se rendre compte que sur bien des sujets du courant web, nous sommes en avance et cette avance nous ne l’avons pas obtenu sur un banc d’école, mais bien en lisant des billets comme celui-ci.

Certes, mes études me donnent un certain « thinking » qui me permettra de prendre de meilleurs décisions, mais avant que mes collègues et moi ayons un poste avec suffisamment de prestance pour pourvoir utiliser se fameux « thinking », comme directeur de compte ou directeur de création, beaucoup d’eau aura coulé sous le pont Champlain (s’il n’a pas tombé d’ici là).

En fait, je crois que ma véritable coche, ce que me distinguera (moi et BG au complet) c’est beaucoup plus ce que j’apprends à tous les matins en consultant des articles et des blogues que mes bouts de papier. Plus que jamais, nous sommes tous égaux, nous pouvons tous devenir des experts, ce mot galvaudé à outrance, de l’industrie.

Un certain conférencier de renom nous mentionnait :

Je donnerais beaucoup pour retourner à votre âge et avoir le temps de lire et d’en apprendre sur tout.

En effet, c’est ça qui nous donne la coche. J’ai la chance durant ma maîtrise de lire des articles ultra intéressants, mais n’importe qui peut s’instruire sur la pub et les nouveaux médias autant que moi. Chose certaine, le jour ou j’aurai à embaucher un nouvel employé, je ne me contenterai pas de regarder son CV, mais je voudrai le questionner sur son engagement envers la pub, ce qui vraiment distingue un bon publicitaire d’un moins bon.

  1. novembre 8, 2010

    Maintenant on n’a plus qu’à souhaiter que les employeurs pensent comme toi!

    Bon c’est beau je vais aller me chercher 2-3 autres « papiers »…

  2. Guillaume permalink*
    novembre 8, 2010

    Ouais, moi aussi j’espère. Quand même, le temps que l’on consacre à un blogue, ça vaut ben une maîtrise!

  3. Dany Baillargeon permalink
    novembre 9, 2010

    Que voilà un billet intéressant! En fait, il exprime une grande vérité, mais cache un piège encore plus grand, celui de l’employé jetable.

    D’abord, bien évidemment qu’un bout de papier ne garantit en rien la qualité de l’individu : «Res non verba». Des actions, pas des paroles. Un diplôme ne dit rien en soi sur la personne, il atteste seulement. En ce sens, vous avez raison.

    Voilà par contre où l’argument devient fallacieux : certes le diplôme ne dit rien, mais le processus dit quelque chose. Et là je ne verserai pas dans un romantisme académique à la «Nous développons l’esprit critique». Mais comment croyez-vous avoir acquis cette confiance que vous êtes capables de tout saisir, de tout comprendre, de tirer une compréhension de votre métier en lisant/écrivant des blogues? C’est par une série de confirmations, des examens de contenu, qui font en sorte que vos professeurs et collègues de classe ont confirmé votre compétence. Vous vous sentez en maîtrise des contenus parce que vous les avez confrontés. Sans l’agora qu’est l’université, vous seriez comme des ados qui lisent des blogues publiés par Sony Pictures et qui croient que c’est la vérité.

    « Plus que jamais, nous sommes tous égaux, nous pouvons tous devenir des experts, ce mot galvaudé à outrance, de l’industrie. » Donc, un cégépien peut te battre en entrevue parce qu’il lit des blogues? Quelqu’un qui a reçu une formation d’un week-end en médias sociaux est aussi Brise-Glace que toi?

    S’autoformer avec les blogues, les livres, et autres agrégateurs peut facilement faire de vous des employés-buzz : beaucoup de bruit, peu de substance. Le processus menant au bout de papier vous évite d’être comme beaucoup de blogues : des saveurs du mois.

    Ce que le conférencier (invité dans le cadre du processus) que tu cites disait, c’est que la base de la créativité, c’est de comprendre l’humain. Et pour ça, il faut aller dans la société.

    Et en ce sens, j’embarque dans le Brise-Glace : sortons de l’université.

  4. Guillaume permalink*
    novembre 9, 2010

    Très bon commentaires Dany. En effet, je ne crois pas que j’aurais eu la même assurance lors de mon Cégep et je n’aurais vraiment pas eu la même profondeur de réflexion. Je crois que tu as bien résumé ce que je pensais, il faut sortir de l’université pour être allumé sur le monde. Un diplôme a une valeur, mais cette valeur peut facilement être multipliée par l’intérêt que l’on porte au monde qui nous entoure. Sois dit en passant, ne penses pas que je trouve inutile mon parcours, vraiment pas, mais je sais que celui-ci, sans mon intérêt à en apprendre davantage ne me serais pas d’une grande utilité.

    Merci de participer!

  5. Mariève Rioux permalink
    décembre 16, 2010

    J’ai souvent eu cette même réaction: ce n’est pas en étant assise sur des bancs d’école que je vais apprendre grand choses. Mais soyons honnêtes: nous ne serions pas en mesure de donner une opinion quelque peu valable ni de forger un « minding » sur quelque sujets d’actualité que ce soit s’être assis 3 ans sur ces bancs d’école…

    Une fois sortie, la difficulté est d’alimenter son intelligence. J’ai obtenu mon « papier » de maître de communciation-marketing en août 2010 de l’Université de Sherbrooke (et oui!), et j’ai bien l’impression que cela ne me rend pas plus intelligente que les autres. Avec la montée rapide du 2.0 et même 3.0, j’ai toujours le sentiment de devoir tout apprendre à 0. Nos papiers valent la connaissance, mais celle-ci est toujours à « upgrader » 24 h sur 24, et c’est ce qui est épuisant!! Je fais présentement un stage en Europe au Portugal dans une compagnie qui fait des apps pour iPhone, un domaine qui évolue à la vitesse de l’éclair et dont je n’ai PAS DU TOUT exploré à l’université! En fait, je viens de terminer ma maîtrise et nous avons à peiner parler des médias sociaux lors des cours dans tout mon cheminement universitaire. Ce pourquoi je me sens souvent très « en retard » par rapport à ce qui se passe dans le marché. What’s important: KEEP UP :)

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