Retour aux sources

4 janvier 2011

Étudier en marketing c’est ingrat. Bien des personnes nous regardent avec l’inscription « voilà un futur cros**** » en caps lock écrit dans le front. Étudier en publicité c’est encore pire je crois. Lorsque l’on l’annonce à quelqu’un, cousin, tante ou beau-frère et bien au moins une personne sur deux vont avaler leur salive, signe d’un inconfort assez grand. (Vous ferez le test vous-même)

Il est donc tout à fait légitime d’avoir quelques questions existentielles qui nous traversent l’esprit.

Pourquoi ferais-je ce métier?

Pourquoi travailler à la solde de grandes entreprises pour qu’elles engrangent encore plus de profit? Pourquoi encourager la consommation? (La fameuse question du philosophe ou écologiste de la famille) En se posant ces quelques questions, on comprend pourquoi l’occupation de publicitaire apparaît dans les métiers les moins respectés, à peine plus reluisant que politicien ou vendeur de voitures usagées.

Alors qui a-t-il de bon dans ce métier? Pourquoi le faire?

Durant les festivités du nouvel an, j’ai compris (devrais-je dire recompris) pourquoi persévérer. La publicité et le marketing, peuvent aider toutes les entreprises et lorsque que l’on connaît le nombre de PME aux Québec, on comprend que les professionnels du milieu peuvent amener du renfort à un bon nombre d’entrepreneurs. Un cousin entrepreneur m’a expliqué comment certaines offensives publcitaires ont été efficaces pour lui et combien d’autres ne lui ont rien rapporté. Lorsque l’on crée de la bonne pub (pour ces gens comme pour mon cousin, tous propriétaires de PME et de TPE) et que des résultats s’en suivent, on voit immédiatement leur satisfaction. Ces personnes ne se paieront pas de yacht privé grâce à leurs revenus supplémentaires, ils pourront simplement avoir des fins de mois plus aisées et ainsi peut-être même engager un nouvel employé.

Quand on comprend le pouvoir du marketing et ses impacts inhérents sentis chez nos entrepreneurs, ça calme un peu les questions existentielles.

Guillaume

  1. Jean-Raphaël Poulin permalink
    janvier 5, 2011

    Il ya longtemps que je n’étais pas intervenu sur le blogue alors je me permets un petit commentaire !

    D’entré de jeux, je ne suis pas en accord avec le raisonnement de Guillaume pour justifier la raison d’être des professionnels du Marketing. En effet, le message qui semble ressortir du billet est le suivant : le marketing c’est mal, sauf si c’est pour aider des PME.

    Dans un premier temps, est-ce que l’on peut vraiment affirmer que de faire du marketing pour une grande entreprise et mauvais en soi ? Si c’est le cas, ne devrions-nous pas pointer du doigt tous les employés des entreprises en question ? Dans le contexte actuel une entreprise ne peut pas se passer du marketing, ce qui fait de ce secteur un élément indispensable de l’entreprise, au même titre que la production par exemple. Allons-nous pointer du doigt un travailleur de la chaine de montage chez Ford en l’accusant de favoriser la surconsommation ?

    Cela m’amène à mon deuxième point qui est de remettre en question cette perception selon laquelle les grandes entreprises sont nécessairement « mauvaises ». Les géants commerciaux, tous comme les PME, contribuent à créer des emplois et à faire rouler l’économie. McDonald’s, c’est environ 400 000 emplois, pour Wal-Mart, ce chiffre s’élève à plus de 2 millions. Je ne parle même pas ici de tous les fournisseurs qui travaillent grâce à ces géants.

    Il n’est pas correct selon moi de critiquer les grandes entreprises de la sorte, le débat doit plutôt se situer sur les fondements même du système capitaliste. Wall-Mart n’est que le produit de ce que nous choisissons comme mode de vie…

    Je suis de ceux qui croient que les professionnels du marketing contribuent au succès des entreprises et font tourner l’économie au même titre que les ingénieurs, comptables, ouvriers, etc. Selon moi, le travail d’un employé du marketing chez Bell a autant de valeur que celui de son vis-à-vis chez Robinet Gingras à Shawinigan.

  2. Guillaume permalink*
    janvier 5, 2011

    Merci de ton commentaires. En effet, mon billet pouvait avoir l’air d’un pamphlet contre les grandes entreprises, mais je pense la même chose que toi, les professionnels du marketing aide à faire rouler l’économie autant avec une PME qu’avec une grande entreprise.

    Le point que je voulais amener est davantage le fait que c’est souvent dur de voir d’une façon tangible les effets positifs de notre travail. Les gens ont souvent l’impression que l’ont fait que gonfler des profits pour des gens déjà riches, ce qui est faux. Avec une PME, on voit immédiatement les effets de notre travail, avec une multinationale, c’est plus dur parce que les répercussions sont moins directs, mais il y en a et ils sont parfois encore plus importants. On a qu’à penser à l’embauche d’employés, à l’augmentation des salaires, à l’évitement d’une faillite, au redressement d’une entreprise, etc.

    Merci d’avoir participer et amener ce point!

  3. janvier 9, 2011

    Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité; elle me croit pianiste dans un bordel.
    -Jacques Séquéla

  4. mars 21, 2011

    Je suis contente de constater que je ne suis pas la seule à avoir eu ce type de réflexion.

    Le marketing est un outil puissant et je comprends que certaines personnes peuvent avoir certains préjugés envers notre discipline puisque quelques stratégies peuvent sembler douteuses…

    Je me calme donc l’esprit en réalisant mon nouveau blogue. La communication marketing responsable existe et doit être mise de l’avant. Notre formation nous offre un avantage immense: nous pouvons nous-même régler notre problème d’image! ;-)

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